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DEMOB HAPPY
BIOGRAPHIE

Le nouveau fer-de-lance de la scène grunge britannique débarque en France !

NME - ****
Classic ROCK Mag - 8/10
DIY mag - ****
UPSET - ****

Né en 2008 dans les entrailles de Newcastle, Demob Happy, quatuor formé par Matt Marcantonio, Mathew Renforth, Adam Godfrey et Thomas Armstrong, a depuis suivi son petit bonhomme de chemin en multipliant, ces dernières années, les concerts dans les arrière-boutiques et les pubs déglingués ou semi-désertés des quatre coins du Royaume-Uni. Si, entre-temps, il a posé ses valises en bord de mer, dans la paisible ville de Brighton, le groupe n'a pas pour autant perdu sa verve contestataire. Armé de guitares électriques, il s'est fixé pour mission de lutter, à coups de riffs aussi tranchants que déjantés, contre « la médiocrité culturelle et la complaisance politique » dans lequel baigne, à ses yeux, le royaume d'Elisabeth II. Dans sa ligne de mire, l'on compte aussi bien Ed Sheeran que David Cameron, la télé-réalité que les spéculateurs chevronnés de La City (Haat De Stanke).

Dream Soda, le titre qu'ils ont donné à leur premier album, résume avec ironie « tout ce qui est trop sucré » à leur goût et qu'ils ont du mal à digérer : « Pour nous, il symbolise l'assaut culturel actuel qui vise à abrutir une génération à travers les médias et la publicité insidieuse ». On l'aura compris, le groupe n'est pas prêt de livrer l'énième confiserie sentimentale pour les hits radio. Il est plutôt de ceux qui cherchent à renouer avec Le Temps des cerises, comme le suggère le titre Wash It Down qui dénonce l'apathie dans laquelle se trouve la musique populaire actuelle : « Il n'y a pas assez de représentation de la classe ouvrière » déplore Tom Armstrong, le batteur du groupe. « Il y a tellement de disparité économique. Si vous avez cette plate-forme qu'est la musique, vous avez la responsabilité de représenter les gens » insiste-t-il.

En proie aux pulsions réfractaires, le groupe, très ancré dans un esprit DIY, a pris son temps : au total, six longues années ont été nécessaires pour venir à bout d'un projet autofinancé, sorti chez le label indépendant SO Recordings, le 2 octobre dernier. Pour faire surgir du néant sa gerbe d'or, les quatre têtes brûlées se sont retirées, de nombreux mois durant, dans un chalet transformé en studio d'enregistrement, sans contact (ou presque) avec le monde extérieur, ce que résume le titre Summoner. Après plusieurs beuveries incontrôlées, des nuits entières passées sous des ampoules rouges et des prises de bec que l'on imagine, le quatuor s'est décidé à lever le camp pour enregistrer ses compositions dans une atmosphère moins délétère, sous la coupe de Christophe Skirl, un collaborateur des premières heures.

Avec des influences aussi diverses que Nirvana (Young And Numb, Underneath Your Tree), Queens Of The Stone Age (Suffer You) ou Kings Of Leon (Man You're Wrong), les douze titres qui composent ce premier album ont de quoi faire saliver plus d'un amateur en quête d'adrénaline. Le rock progressif qu'il propose se débarrasse, sans fioritures, des artifices classiques pour laisser place à un son globalement acide, féroce et audacieux : à l'image du titre Junk DNA qui, au-delà d'un mépris teinté d'humour noir envers les techniques publicitaires douteuses, n'offre pas moins de cinq changements de tempo en autant de minutes. Il est ainsi tentant de classer Demob Happy aux côtés de groupes tels que Royal Blood, Wolf Alice ou encore God Damn. Le rideau se referme en douceur avec Strange Things, un titre inspiré par le hasard d'une rencontre faite en France avec un individu qui affirme avoir vu des ovnis et reçu des messages divins. « Il souffla sur nos esprits » se souvient, avec sourire, Matt.